Le PPA : un suivi à la carte réussi !
97,7 %
C’est le taux de médecins généralistes satisfaits du PPA, interrogés dans le cadre de l’expérimentation nationale réalisée par 10 ELSM et CPAM au 3e trimestre 2018.
Dans notre région, le département des Vosges faisait partie des testeurs avec 24 médecins généralistes concernés.
Les médecins visités et interrogés ont souligné un point positif majoritaire. Le sentiment de partenariat entre le prescripteur et l’Assurance Maladie est souligné. L’accompagnement du binôme DAM + MC devient valorisant : la perception de contrôle s’efface au profit d’apport du sentiment d’accompagnement et d’aide à la pratique sur des thèmes choisis par le médecin lui-même.
Répartition des 48 thèmes retenus dans les Vosges en 2018*
* Chacun des 24 médecins vus dans le cadre du PPA a choisi 2 thèmes parmi un choix de 9 thèmes d’échanges.
– 90 % apprécient de choisir eux-mêmes leur thème de visite, adapté aux besoins de leur pratique
– 83 % apprécient de pouvoir discuter de cas patients en direct avec le médecin-conseil
– 76 % sont satisfaits des échanges alternés DAM/ PC
– 71 % soulignent le contact privilégié avec le médecin-conseil
Lire la présentation du PPA dans le rapport d’activité 2017
La trilogie des projets contre l’antibiorésistance
Un partenariat avec l’université de Lorraine, l’ARS et la DCGDR Grand Est.
Un partenariat à long terme
L’université de Lorraine, l’ARS Grand Est, ainsi que la DCGDR Grand Est se sont engagées en 2018 sur le long terme au côté de la DRSM Nord-Est dans un partenariat visant à évaluer et améliorer la qualité des prescriptions antibiotiques.
3 projets pour 3 publics différents
Les assurés
Le projet est de concevoir, développer et évaluer une application mobile, disponible sur téléphone portable ou ordinateur, qui fournirait une information précise et utile au quotidien sur les infections bactériennes ou virales : les plus courantes en ville, la nécessité ou non du recours aux antibiotiques, les antibiotiques disponibles en ville et leurs effets indésirables.
Les prescripteurs en ville
L’objectif est de valider un ensemble d’indicateurs permettant d’évaluer la qualité des prescriptions antibiotiques, et ce à partir des données de remboursement de l’Assurance Maladie. Ces données permettront de faire un retour d’information aux prescripteurs, et pourront éventuellement être intégrées dans la ROSP.
Les EHPAD
Le but est de valider un ensemble d’indicateurs permettant d’évaluer la quantité et la qualité des prescriptions antibiotiques faites dans les EHPAD sans Pharmacie à Usage Intérieur (PUI) à partir des données de remboursement de l’Assurance Maladie. Ces données permettront de faire un retour d’informations aux autorités, aux coordonnateurs d’EHPAD et aux prescripteurs.
Des projets suivis et attendus par le conseil scientifique de la Cnam
Les différents projets autour de l’antibiorésistance ont fait l’objet d’une présentation devant le médecin-conseil national et son équipe, lors de leur venue à la DRSM Nord-Est le 29 juin 2018. Ils se sont montrés très intéressés et enthousiastes.
Les résultats des analyses menées dans le cadre de ces différents projets sont attendus par la Cnam pour 2019.
Zoom sur les experts de l’Université de Lorraine
Pr Nathalie Thilly
Responsable médicale
de l’Unité d’investigation clinique
CHRU Nancy
Pr Céline Pulcini
Service de maladies infectieuses et tropicales
CHRU Nancy, expert Plan national Antibiotiques
Au sein de l’APEMAC*, Céline Pulcini, infectiologue, coordonne l’axe interdisciplinaire ANTIBIOVAC* avec Nathalie Thilly, pharmacienne et spécialiste de santé publique, qui mène des projets de recherche sur le bon usage des anti-infectieux et les pratiques vaccinales, l’objectif étant de prévenir l’émergence de la résistance bactérienne aux antibiotiques.
*laboratoire de recherche en santé publique de l’Université de Lorraine
A côté d’une démarche de promotion de la Santé publique, les travaux menés autour de l’antibiorésistance pourront être utilisés par la DRSM Nord-Est, afin de mettre en œuvre des actions de maîtrise médicalisée, et ce dans une logique d’efficience de notre système de santé.
Ouarda Pereira, manager de la Cellule médico économique, DRSM Nord-Est
sophia asthme et diabète : objectifs atteints
Depuis 2016, le Service médical Nord-Est recueille par campagne téléphonique l’adhésion de patients éligibles au programme sophia, asthme et diabète. En 2018, le Service médical Nord-Est a ciblé les publics prioritaires.
58,2 %*
Pourcentage d’adhésions des publics prioritaires
sur l’ensemble des adhésions sophia 2018
*Taux DRSM Nord-Est
Une intense campagne d’appels sortants
Suite à cette campagne 2018, réalisée conjointement par le Service médical et les CPAM de la région Nord-Est, de nombreuses adhésions sophia ont été signées :
1 314 adhésions pour le diabète
437 adhésions pour l’asthme
L’objectif de sophia
Offrir gratuitement aux patients un accompagnement personnalisé pour mieux vivre avec leur maladie.
Zoom sur le phoning en Meurthe-et-Moselle
« Apporter une aide et un soutien à la maladie »
Entretien avec Valérie Sanchez à Longwy
Valérie, en quoi consiste le phoning sophia asthme et diabète ?
« Le phoning sophia consiste à appeler un certain nombre d’assurés répondant à des critères bien définis afin de les accompagner au mieux dans leur pathologie.
Pour le diabète :
- avoir plus de 18 ans
- bénéficier d’un moins trois remboursements de médicaments anti-diabétiques par an
- être pris en charge en ALD pour le diabète de type I ou II ou une autre maladie
- avoir un médecin traitant
- être inscrit au régime de l’Assurance Maladie
Pour l’asthme :
- avoir entre 18 et 44 ans,
- résider dans l’un des départements où le service est aujourd’hui proposé,
- bénéficier d’au moins deux remboursements de médicaments anti-asthmatiques par an,
- avoir un Médecin Traitant,
- être inscrit au Régime de l’Assurance Maladie »
Combien d’appels as-tu passé en 2018 et combien de temps as-tu passé en moyenne avec un assuré au téléphone ?
« J’ai passé plus de 1 000 appels en 2018 et je passe en moyenne 05 à 10 minutes par assuré. »
Quelle est la réaction de tes interlocuteurs en général ?
« La réaction des assurés est plutôt très positive. Les personnes sont très réceptives et adhèrent je dois l’avouer assez facilement.
Ils ont des doutes quant à la véracité de l’interlocuteur car beaucoup de démarchages téléphoniques frauduleux mais je les rassure très vite en leur fournissant beaucoup d’explications. »
Qu’est-ce qui fait que le phoning permet d’obtenir des adhésions supplémentaires ?
Le fait de rassurer les gens, de leur fournir beaucoup d’explications, d’être conviviale avec eux et de leur garantir une tranquillité et une qualité de ce service me procure une grande satisfaction.
Qu’apprécies-tu particulièrement dans ce travail de contact ?
« Ce travail me plaît car je suis au contact avec les gens, je me sens utile, je dialogue avec eux afin de leur apporter une aide et un soutien pour leur maladie. C’est pour moi très valorisant.
Il y a également beaucoup de personnes en écart aux soins, c’est quelque part une fierté de pouvoir les insérer dans ce système de soins gratuit qui peut améliorer leur vie de tous les jours.
Personnellement, c’est un travail gratifiant qui me correspond tout à fait. »




















